Avortement
Droits des Adolescents en Matière de la Reproduction
Contraception
Excision/Mutilations Génitales Féminines
Droits Humains
Droits des Réfugiés
Santé de la Reproduction
Maternité Sans Risque
Violence à l’encontre des Femmes
print this page | email this page | join mailing list
Avortement

Au cœur des droits en matière de la reproduction, il y a le principe selon lequel une femme a le droit de décider si elle veut des enfants et quand en avoir. Quand la femme est confrontée à une grossesse non désirée, elle seule peut décider de porter ou non la grossesse à terme.

Les gouvernements sont tenus de respecter ce droit humain fondamental en assurant que les femmes ont accès à la gamme complète de services de santé de qualité en matière de la reproduction, notamment l’avortement. Les gouvernements devraient non seulement supprimer les obstacles juridiques qui empêchent l’accès aux services d’interruption volontaire de grossesse (IVG), mais aussi s’assurer que des services d’IVG sûrs et de bonne qualité sont accessibles à toutes les femmes.

Les pays à travers le monde ont adopté des lois qui protègent le droit des femmes de choisir l’avortement. Actuellement, 62% des populations du monde vivent dans les 64 pays où l’IVG est autorisée pour une large gamme de raisons ou sans restrictions quant aux raisons. Pour les autres 38% de la population mondiale, l’avortement peut être soit totalement prohibé, soit autorisé uniquement pour protéger la vie ou la santé de la femme. Si au cours des 20 dernières années, il y a eu une tendance nette à la suppression des obstacles juridiques à l’accès à l’avortement, le droit de choisir l’avortement est encore inexistant ou est menacé dans de nombreuses parties du monde. Il faudrait noter que même dans les pays où les lois autorisent l’avortement pour une large gamme de raisons, le choix de la femme peut être sapé par des obstacles de procédures entravant l’accès à des services d’IVG. Au nombre de ces obstacles à travers le monde figurent:

  • Les services de conseil obligatoires, souvent dans le but de décourager la femme enceinte d’avoir recours à l’IVG;

  • Les périodes d’attente qui nécessitent souvent que la femme attende plusieurs jours avant d’être autorisée à recourir à une IVG;

  • L’obligation d’autorisation et notification, la femme mariée devant obtenir l’autorisation du conjoint et la fille mineure devant avertir un parent ou obtenir son autorisation avant de recourir à une IVG;

  • Les restrictions sur la publicité concernant l’avortement, qui empêchent les femmes de disposer d’informations dont elles ont grand besoin concernant la disponibilité de services d’IVG.

En rédigeant leur législation ou leurs réglementations sur l’avortement, les gouvernements devraient faire des droits humains de la femme – notamment leurs droits à l’autonomie, à l’égalité et à la santé en matière de la reproduction – leur principale préoccupation.