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Excision/Mutilations Génitales Féminines

L’excision ou les mutilations génitales féminines (MGF) est le nom collectif donné à différentes pratiques traditionnelles qui entraînent l’ablation d’organes génitaux féminins. Bien que plusieurs justifications soient données pour le maintien de cette pratique, elle semble liée essentiellement au désir d’assujettir les femmes et de contrôler leur sexualité.

On estime à 130 millions le nombre de filles et de femmes, à travers le monde, qui ont subi MGF et qu’au moins 2 millions de filles par an risquent de subir la procédure sous une forme ou une autre. Actuellement, les MGF sont pratiquées dans 28 pays africains de la région sub-saharienne ainsi que dans la partie nord-est de l’Afrique. Des rapports indiquent également la pratique sporadique des MGF dans certains pays du Moyen-Orient et dans quelques groupes ethniques de l’Inde et du Sri Lanka. Des communautés immigrées originaires de pays où les MGF ont cours, se livrent également à cette pratique. Alors que les interventions varient selon des facteurs tels que l’appartenance à un groupe ethnique et à une région géographique, l’OMS a regroupé les MGF en quatre catégories:

  • Type I : Clitoridectomie - Ablation du gland du clitoris, avec ou sans excision d’une partie ou de la totalité du clitoris;

  • Type II : Excision - Ablation du gland du clitoris et du clitoris, avec l’excision partielle ou totale des petites lèvres;

  • Type III : Infibulation - Ablation d’une partie ou de la totalité des organes génitaux externes et la suture ou le rétrécissement de l’ouverture vaginale;

  • Type IV : Non classé – Toute autre intervention qui entraîne l’ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins externes et/ou des lésions des organes génitaux féminins pour des raisons culturelles ou toute raison autre que thérapeutique.

    Un activisme croissant en Afrique a mené au niveau internationale à une prise de conscience des MGF comme une violation fondamentale des droits des femmes et des filles. En conséquence, un grand nombre d’organes et de Conférences des Nations Unies ont spécifiquement exhorté les gouvernements à adopter des mesures visant à l’élimination de cette pratique traditionnelle néfaste. En outre, plusieurs pays d’Afrique et du monde occidental ont pénalisé la pratique.

    Le Centre pour les droits reproductifs considère les MGF comme une question cruciale des droits des femmes en matière de la reproduction et cherche a en éradiquer la pratique. Les MGF violent les droits humains de la femme et de la fille car elles portent atteinte à leur intégrité physique par l’ablation de leurs organes sexuels sains sans nécessité médicale. Le Centre pour les droits reproductifs a concentré son action sur l’analyse à travers le monde des lois et politiques relatives aux MGF et sur le plaidoyer en faveur d’une approche intégrée du problème. Tous les efforts visant à l’élimination des MGF devraient inclure l’éducation, les programmes d’animation externe et la fourniture aux femmes de soins de qualité en matière de santé de la reproduction. Les gouvernements qui choisissent de pénaliser la pratique devraient le faire après un examen minutieux de leurs lois nationales en vigueur et après avoir suscité un large appui en faveur de leur position.

    Les droits de la personne : un outil pour combattre les mutilations génitales féminines