Quatre vingt pour cent de ces réfugiés sont des femmes et des enfants. Les taux de mortalité et de morbidité maternelle sont extrêmement élevés parmi les femmes et les filles réfugiées qui courent les risques suivants:
- Des accouchements dans de mauvaises conditions de sécurité;
- Le manque de soins prénatals;
- La contamination par des infections sexuellement transmissibles (IST) notamment le VIH/SIDA;
- Des grossesses non désirées;
- Le viol et d’autres formes de violence sexuelle et de genre.
Pour protéger les femmes et les filles réfugiées, il est essentiel de promouvoir leurs droits à la liberté de choix et à la santé en matière de la reproduction. Elles ont droit à l’accès aux services de santé suivants:
- La maternité dans de bonnes conditions de sécurité;
- La planification familiale;
- L’obstétrique d’urgence;
- Le traitement et la prévention des IST, notamment du VIH/SIDA;
- Des services intégrés et une protection contre la violence sexuelle et de genre pour les femmes et les filles réfugiées.
La communauté internationale et les gouvernements ont pris des engagements juridiques pour protéger les droits des réfugiés, notamment leurs droits en matière de reproduction. En effet, lors de la conférence internationale sur la population et le développement de 1994 (CIPD), les gouvernements sont convenus de prendre « [t]outes les mesures nécessaires … pour assurer la protection physique des réfugiés – en particulier celle des femmes et des enfants réfugiés – spécialement contre l’exploitation, les abus et toutes sortes de violence. »